samedi 29 août 2009

1 an...

Il y a un an, Some cool stuff apparaissait sur la toile.

En 12 mois, plus de 150 articles ont été mis en ligne, dont une quinzaine d'entretiens. Entre temps de nouvelles rubriques sont apparues : "Guest" pour laisser un peu de place à des invités dont je sais qu'ils ont quelque chose à dire, "Words/pics" pour confronter de manière originale et sans commentaire le monde des lettres à celui de l'image, "Studies" pour tenter d'aller plus loin encore dans la compréhension des choses comme pour susciter des débats contradictoires. En application du principe selon lequel il est préférable de faire mieux que plus, le choix des sujets comme leur traitement a quelque peu évolué aussi. Pourtant, pour l'essentiel, SCS est resté le même. Tout simplement parce qu'il a pour vocation de palier à une situation qui, elle aussi, s'est bien gardé d'évoluer.

Il y a un an je décidais de créer ce blog, non pas pour le plaisir d'en proposer un de plus dans un paysage internet déjà surchargé, mais parce que je ne trouvais nulle part ce que je cherchais à lire. Pas plus sur le net que dans la presse écrite d'ailleurs.

C'est peut-être une constante propre aux pratiques artistiques issues des contre-cultures que de peiner à se concevoir elles-mêmes autrement que comme relevant d'un microcosme auto-suffisant et par conséquent non-réflexif. Sans doute sont-elles d'ailleurs en cela les victimes inconscientes de la culture dominante qui, évitant toute critique constructive à leur égard, se gardent ainsi de les amener à se questionner elles-mêmes, à se remettre perpétuellement en cause, à se réinventer sans cesse. On ne maîtrise bien que ce que l'on connaît et qui demeure inchangé. Ce fut, par exemple, longtemps le cas de la bande dessinée. Pourtant, grâce à l'action de quelques-uns - eux-mêmes dessinateurs ou simples critiques -, celle-ci a su évoluer pour devenir un phénomène complexe et riche qu'il n'est plus aujourd'hui possible pour ses détracteurs de faire passer pour un simple passe-temps d'ados attardés et autres nerds collectionneurs. La réflexion qu'une culture est à même de produire sur elle-même demeure à cet égard le meilleur garant de sa vitalité et de son intégrité. Par voie de conséquence elle seule est à même de garantir son caractère subversif.

Revenons en à nos moutons. Ce que je cherchais et ce que je cherche toujours ? Des articles traitant de la street et de la pop culture comme d'une véritable culture et non comme d'une simple mode vide de sens, des analyses la mettant en perspective en la replaçant dans son contexte (politique, social, artistique...), des critiques constructives fondées sur ses qualités intrinsèques et non simplement sur l'image qu'elle aime à se donner d'elle-même et qui n'est de fait que l'ultime avatar de ce que la culture dominante veut bien lui céder comme champ d'action.

Le nombre toujours croissant de lecteurs passant régulièrement par ici me donne à penser qu'il ne s'agit pas là d'une simple lubie. Plus que les trop rares commentaires postés en ligne (c'est domage car SCS pourrait aussi être un espace de dialogue), les mails d'encouragement et de soutien que suscitent certaines publications m'offrent l'agréable impression de ne pas pisser dans un violon. C'est donc avec un réel plaisir, plaisir que j'espère communicatif, que je rempile pour les 12 mois à venir...

Lire la suite...

lundi 24 août 2009

Cleon Peterson, exposition “The uncosoled” à Bruxelles (Alice Gallery, du 17 sept. au 24 oct. 09)


L'artiste américain originaire de Los Angeles Cleon Peterson exposera chez Alice Gallery (Bruxelles) à la rentrée, du 17 septembre au 24 octobre prochain.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Cleon Peterson s'est d'abord fait connaître en tant que graphic designer. Il est ainsi à l'origine de logos et de nombreux visuels pour des firmes de skate telles que Foundation Skateboards, Pig Wheels, Zero Skateboards. Par ailleurs, il travaille toujours au sein de Studio Number One, le studio de création de Shepard Fairey. C'est d'ailleurs à Peterson que l'on doit la fameuse maquette de la monographie "Supply and demand" sur Obey.

Depuis quelque temps, Cleon Peterson s'est également fait connaître pour ses talents d'artiste peintre : il a ainsi eu les honneurs d'une exposition solo dans la prestigieuse galerie Deitch Projects de New York et a fait sensation lors de son exposition en duo avec Kill Pixie en août 2008 à San Francisco.


Le monde intérieur de Peterson est un monde de chaos total où la violence règne en maître et semble régir l'ensemble des relations individuelles et sociales. Décrit par le biais d'une palette chromatique réduite à quelques dominantes récurrentes (noir, rouge et blanc), ce monde de violence extrême vient en quelque sorte démentir la théorie hobbesienne selon laquelle "à l'état de nature l'homme est un loup pour l'homme, à l'état social l'homme est un dieu pour l'homme". Car si l'homme tel que nous le décrit Peterson est bel est bien prédateur pour son alter ego, c'est pourtant bien de l'homme du XXIème siècle dont il s'agit. L'homme moderne donc, voire post-moderne, et réputé hautement civilisé...

Visiblement sous-tendues par une philosophie résolument pessimiste, les scènes de violence extrême peintes par Peterson ont cette particularité de ne pas opposer victimes et bourreaux, innocents et coupables. Conçues de manière très narrative et contant toujours la même histoire - celle de la prédation universelle -, elles décrivent chaque protagoniste, de l'homme en uniforme à la femme aux vêtements arrachés, comme mû par une aversion sans limite envers son prochain, les traits figés dans un rictus de haine et de douleur commun à tous.


Paradoxalement c'est par le biais d'un style graphique très méticuleux, précis et léché que cette impression de chaos est véhiculée. Un peu à la manière des grandes pages des "Six cent soixante-seize apparitions" de Killoffer (ed. L'Association, 2002), les peintures sur papier de Peterson réussissent en effet cette gageure de faire cohabiter harmonieusement en un même espace limité une foule de personnages dont le débordement de violence n'est pas, a priori, favorable à pareille savante construction. C'est donc aussi au spectacle d'une grande maîtrise dans l'art de la composition que la galerie Alice nous invite à la rentrée.
Lire la suite...

mercredi 19 août 2009

PublicAdCampaign contre les fils de pub


PublicAdCampaign est un site internet militant. Créé par l'artiste américain Jordan Seiler, il a pour thème la ré-appropriation de l'espace public par la population. Jordan Seiler ne peut en effet se résoudre à voir les rues de sa ville, NYC, se transformer en espaces publicitaires géants. En outre il milite pour que cet espace vital qu'est l'espace public puisse être réinvesti par la population.

C'est un fait, jamais la population des villes n'a eu aussi peu le droit d'occuper l'espace public qu'aujourd'hui. Pourtant censé être le lieu de l'interaction entre les citoyens ("vous avez l'heure s'il vous plaît ?", "pourriez-vous à l'avenir éviter de mettre votre poubelle devant ma porte ?", "pousse toi de là que je m'y mette !"...) et donc de la démocratie réelle (à l'inverse de l'espace privé qu'est le domicile lequel, bien que garanti par la démocratie, est quant à lui un espace foncièrement apolitique), l'espace public se résume aujourd'hui le plus souvent à un espace vide de toutes relations intersubjectives autres que celles fondées sur le maintien de l'ordre... et du marché.


En lieu et place des espaces autrefois dévolus à l'expression libre de chacun (les plus jeunes d'entre vous qui ne voient pas trop de quoi je parle peuvent encore découvrir, dans tel ou tel village isolé, les "panneaux d'expression libre" qui autrefois pouvaient également être aperçus sur les trottoirs des villes...) sont apparus de multiples panneaux publicitaires qui, profitant de l'éternelle soif de rentabilité faisant office de conscience politique pour nos classes dirigeantes, se sont littéralement appropriés ce qui pourtant est censé nous appartenir à tous : l'espace public. Aujourd'hui une simple promenade dans la rue se transforme d'emblée en séance de lavage de cerveau : les promeneurs ne sont plus que des consommateurs en puissance.

La privation (pour ne pas dire la "privatisation") progressive de l'espace public est cependant un phénomène global qui prend bien d'autres formes que l'omniprésente publicité. Depuis plusieurs années la répression ne cesse de s'accroître contre les artistes de rue, quand bien même ceux-ci se contentent de peindre une façade appartenant à un bâtiment abandonné ou de jouer un air d'accordéon au coin de la rue. Par ailleurs, dans de nombreuses villes les SDF sont priés d'aller mendier ailleurs et les manifestants sont plus souvent accueillis par des forces de l'ordre surarmées que reçus dans le bureau du Sous-préfet.... Le constat est sans appel : l'espace public est devenu un simple espace de passage dans lequel le citoyen n'a que le droit de consommer (et de stationner payant) et surtout pas celui de s'exprimer.


Revenons en donc au PublicAdCampaign et la lutte d'intérêt général qu'il mène précisément dans ce domaine. Le PAC référencie en ligne les panneaux publicitaires illégaux de la ville de New York, véritables fléaux visuels et psychologiques dont sont conjointement responsables des sociétés d'affichage peu scrupuleuses, des propriétaires de murs désireux de se faire de l'argent facile et des autorités rechignant à faire appliquer la loi. Par ailleurs le site se fait l'écho d'actions artistiques prenant pour cible les emplacements publicitaires, que ceux-ci soient légaux ou illégaux.

Le PAC est également lui-même à l'origine d'opérations de sabotage de panneaux d'affichage. L'une de ses pratiques favorites consiste à apposer sur ces espaces des sortes de cartels annonçant, par exemple, de manière cynique : "bientôt à cet endroit, encore plus de publicités illégales et autres saloperies que vous n'avez pas demandées".



En avril dernier le PAC a passé la vitesse supérieure dans son activisme anti-pub. Il a en effet organisé une vaste opération de ré-appropriation de l'espace public intitulée "New York Street Advertising Takeover" en invitant une quarantaine d'artistes à peindre 120 panneaux publicitaires illégaux de la société NPA City Outdoor qui semble être spécialisée en la matière. Des artistes comme Ji Lee, Tristan Eaton ou encore Gaia étaient de la partie. Chaque oeuvre était accompagnée d'un petit texte précisant que les espaces publicitaires en question avaient été considérés comme illégaux par l'Office of Sign Enforcement du Department of Buildings et que, par conséquent, si la société NPA City Outdoor avait le culot de recouvrir les oeuvres par de nouvelles publicités, elle encourrait des poursuites en justice !

Récemment le ton est encore monté d'un cran entre PublicAdCampaign et la NPA. Le 04 août dernier, Jordan Seiler était averti que la dite société venait d'installer un nouveau panneau au coin de la 13ème rue et de Washington street. En l'occurrence ce coin de rue était orné depuis plusieurs mois par un superbe graff de Conor Harrington. La compagnie d'affichage ne s'en était bien évidemment pas soucié et avait tout simplement apposé son panneau sur le graffiti en question. Représaille à l'encontre des street-artistes et de leur campagne "New York Street Advertising Takeover" ? C'est peu probable : on imagine mal les dirigeants d'une telle compagnie se soucier d'autre chose que de profits et s'encombrer l'esprit de questions de principe. Mais précisément, des principes, PublicAdCampaign en a et tient bien à les défendre. C'est ainsi que le 12 août dernier, Jordan Seiler n'était pas peu fière d'annoncer sur son site que le pan de mur graffé par Conor Harrington venait d'être "libéré" (entendé par là que le panneau publicitaire avait été déboulonné) et que le travail de l'artiste était à nouveau visible.

Etape 1 : le coin de la 13ème rue et de Washington street est orné d'un graff de C. Harrington

Etape 2 : la NPA City Outdoor ne s'emmerde pas et le cache avec un panneau publicitaire illégal

Etape 3 : PublicAdCampaign prend en main la situation et libère le pan de mur

En plus de son efficacité réelle, ce type d'action a le mérite de mettre le doigt sur une situation problématique valant aussi bien pour la France que les USA, à savoir l'empressement des autorités à poursuivre toujours plus sévèrement les artistes donnant à voir leur travail dans la rue et leur frilosité quand il s'agit de sanctionner des sociétés de publicité qui, en plus de s'asseoir sur les réglementations en vigueur, oeuvrent pour de toutes autres raisons que le bien commun.
Lire la suite...

vendredi 14 août 2009

Mona Lisa dans tous ses états


On apprenait mardi que, le 02 août dernier, une citoyenne russe avait sauvagement attaqué l'une des plus fameuses toiles de l'histoire de l'art, la Mona Lisa de Léonard de Vinci, en lui lançant un mug au visage. L'histoire ne dit pas si la dite tasse à café était de celles qui, arborant fièrement une reproduction du chef d'oeuvre, peuvent être achetées à la boutique du Louvre pour quelques euros... On retiendra seulement que, protégée par une vitrine blindée depuis une précédente agression en 1956, Mona Lisa est sortie indemne de cet attentat.

Faut-il être fou pour s'en prendre à la Joconde ? C'est visiblement la conclusion, peut-être un peu hâtive, à laquelle sont parvenues les forces de l'ordre qui se sont empressées de conduire la Mona-phobique à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police...

Ce qui ne fait par contre aucun doute, c'est qu'il existe bien d'autres manières de se confronter au visage aussi fascinant qu'agaçant de Mona Lisa. Notamment en le détournant, en le personnalisant, en le décontextualisant... L'histoire de l'art de manque pas d'exemples de ce type de "reprises" de l'oeuvre de Léonard de Vinci. Les plus grands s'y sont en effet frottés avec plus ou moins de succès : Duchamp, Botero, Magritte, Dali et bien d'autres encore.

A la manière d'un précédent billet consacré à la vague d'Hokusaï (lequel, à ma grande surprise, demeure l'un des articles les plus lus de ce blog alors même qu'il date de plus de 6 mois), je me propose ici de recenser en images les différentes appropriations de la Joconde en matière d'art urbain. Où l'on va voir que le street art semble être au moins aussi sensible aux charmes de Mona que les Beaux Arts...

A tout seigneur tout honneur, Jean-Michel Basquiat quitte la rue (et se sépare de son blaze Samo) pour les galeries au tout début des années 80. C'est en 1983 qu'il donne sa version de Mona Lisa transformée sous son pinceau en personnage illustre de billet de banque "légal dans tous les débits publics et privés".


Plus près de nous il faut d'emblée évoquer l'exposition collective "La Joconde revisitée" organisée par le Studio 55 en septembre 2008 et qui réunissait la fine fleur du street art hexagonal parmi laquelle André, Jef Aérosol, Jean Faucheur, Nasty, Zevs, j'en passe et des meilleurs (qui a dit "c'est pas difficile !" ?).


Slide-show de Sébastien Mounie

D'une manière générale et à en croire le strict relevé mathématique des créations existantes, l'esthétique du graffiti semble moins propice que celle du stencil à l'appropriation de l'oeuvre de De Vinci. Ou alors ce déséquilibre entre le nombre de Monas graffées et celui de Lisa pochoirisées serait-il significatif de deux cultures réellement distinctes ayant chacune des références différentes ? Puisque, si c'est bien le lieu, ce n'est certes pas le moment pour soulever cette question ô combien délicate, je me contenterais d'observer qu'on ne trouve que de rares exemples de fresques murales à main levée faisant directement référence à la Joconde.


Les stencils s'inspirant plus ou moins librement de la Joconde sont eux beaucoup plus nombreux. Pour commencer attardons nous sur les artistes qui font le choix de demeurer fidèles à leur modèle (en l'occurrence une toile ayant eu elle-même pour modèle une certaine Mona Lisa del Giocondo). Pour ceux là, le stencil portrait de Mona Lisa ne répond pas tant à une envie de s'approprier l'oeuvre de Léonard de Vinci, encore moins de la détourner, qu'au désir de la décontextualiser. Le simple fait de reproduire dans la rue, même de manière schématique, cette oeuvre internationalement connue et généralement considérée comme étant l'un des principaux chefs d'oeuvre de la culture universelle, suffit à faire sens : apposer la Joconde sur une poubelle ou sur une façade délaissée, c'est d'emblée faire descendre l'art dans la rue...

par Inspected Inspector

"Mona's Garden" de Gary Reff

"Moon Goddess Mona" de Gary Reff

"Mona (Present, past and future)" de Gary Reff


A la différence des précédents, Eye D, bien que faisant lui aussi le choix de la fidélité au modèle, ne se prive pourtant pas d'intervenir directement sur l'oeuvre. En se mettant lui-même en scène en train de peindre la Joconde dans la rue, il s'inscrit cependant bel et bien dans la logique évoquée plus haut - celle postulant que reproduire telle quelle la Joconde dans la rue c'est déjà, nécessairement, faire oeuvre de street art au sens fort du terme -, s'appliquant même par ce biais à en souligner la signification au risque de donner dans le didactisme.

par Eye D

Avant de passer aux artistes qui, eux, font le choix de se libérer plus ou moins partiellement de leur prestigieux modèle, signalons l'existence de ce pochoir mesurant pas moins de 40 pieds sur 60 et réalisé sur une parcelle de terre par un paysan de l'Orégon. Il aura fallu pas moins de 25 heures à Samuel Clemens pour installer son pochoir et imprimer, à l'aide d'eau pigmentée susceptible de tenir sur la végétation sans la détruire, cette Mona Lisa king size sur son terrain.


Passons maintenant en revue les pochoiristes qui, prenant l'oeuvre de De Vinci pour modèle, ne se contentent pourtant pas de la reproduire mais se proposent au contraire de lui adjoindre de nouveaux éléments graphiques, de la détourner, de la parodier ou encore de la déformer en vue de lui faire dire tout autre chose que le simple plaisir d'être mère (ce qui, rappelons le, serait le véritable thème de la Joconde).

Avec Dolk, par exemple, Mona Lisa devient une artiste de rue venant se substituer aux Beaux Arts, en l'occurrence à elle-même... Jolie mise en abîme qui fît également l'objet d'un print.

par Dolk

C'est un message plus directement politique que voulait faire passer l'italien Raffo quand il décida de peindre cette Mona Lisa sur fond d'ordures et de l'exposer dans les rues de Naples. La corruption ayant alors atteint des sommets, les ordures de la ville - dont le traitement avait été cédé à la mafia par les politiques locaux - n'étaient plus ramassées depuis plusieurs semaines...


De manière certes moins grave mais tout aussi subversive, certains, à l'instar de Nick Walker , aiment à imaginer (et à dévoiler !) les charmes jusque là cachés de la Joconde.

par Nick Walker


D'autres au contraire la voilent, au sens propre comme au sens figuré, lui faisant ainsi tenir, au choix, un discours sur l'aliénation féminine, sur la censure ou encore sur la course aux profits qui ne semble connaître aucune limite.

Anonyme

Par Dotmasters

Autre version par Dotmasters

par BBW
A sa façon somme toute assez directe, Mihau lui permet quant à lui de répondre aux censeurs de tout poil, aussi prompt à voiler les filles qu'à censurer les arts, à plus forte raison quand ils s'exposent dans la rue.

par Mihau

Enfin, pour rester dans la thématique politique et dans le cas où certains n'auraient pas encore compris que la Joconde pouvait devenir une véritable figure de propagande, Frz et A1one n'hésitent pas à enfoncer le clou...

par Frz

par A1one

La Joconde porte-drapeau, tel n'est pas le propos de certains pochoiristes qui, à la manière d'élèves caricaturant leur prof sur un coin de table, s'amusent innocemment à modifier la physionomie de Mona Lisa : tête de mort, tête chat, tête de Woody Wood Pecker ... tête de je ne sais quoi !


D'autres encore la représentent sous les traits d'une véritable B-Girl fan de Run DMC et de Public Enemy.

Anonyme

par Bertrand

Enfin, nombre d'artistes prennent le parti d'adjoindre à Madame Lisa tel ou tel objet plus ou moins innocent.

Anonyme

Anonyme

Par Kriebel

par Bertrand

Assez étrangement, la bouteille revient de manière récurrente dans la main de la Joconde.

par Alko


Plus étrangement encore, les street artistes - au premier rang desquels Banksy qui ne se lasse pas de détourner le chef d'oeuvre de Léonard de Vinci - s'amusent régulièrement à lui faire tenir des armes à feu, transformant ainsi cette paisible mère de famille nombreuse en terroriste ou en adepte de la légitime défense.

Anonyme

les 4 derniers portraits par Banksy

A la différence d'un véritable article, une recension comme celle-ci se passe aisément de conclusion. On se contentera donc d'utiliser ce portrait de Mona Lisa façon rubikcubism en guise de points de suspension.

par Invader

NB : dans le mesure du possible j'ai légendé les images avec le nom des artistes. Comme on peut s'en apercevoir de très nombreuses lacunes demeurent. Si vous croyez reconnaître la création d'un artiste non cité, merci de me le faire savoir. En outre, j'ai volontairement omis de mettre les noms des photographes des images postées, la tâche eut été impossible et elle aussi nécessairement incomplète. Cependant si l'une de vos photos est ici utilisée et si vous désirez qu'elle soit créditée, inutile de gueuler, il suffit de le demander. Enfin, si vous avez d'autres images de créations qui selon vous mériteraient de rejoindre cette recension, je suis preneur !
Lire la suite...