
C'est un constat généralement admis par ceux qui s'intéressent à la question : l'université française se montre frileuse dans ses thèmes de recherche dès qu'il s'agit de sortir un peu des sentiers battus que sont les "beaux arts", les "belles lettres", les "humanités"...
Ainsi toutes les formes de subculture (musique, arts plastiques, littératures parallèles ou dites "de genre", conduites sociales, etc.) sont généralement exclues de ses champs d'investigation... tout au moins jusqu'à ce qu'elles finissent par être digérées par la culture dominante. Ce constat est si vrai que le plus souvent université et intelligentsia sont considérées comme étant plus ou moins directement responsables de ce phénomène de digestion que l'on peut tout aussi bien percevoir comme une forme de récupération et donc de dénaturation.
Pourtant, l'université n'est pas nécessairement cette chienne de garde, cette machine à normaliser et à désamorcer que l'on s'accorde généralement à imaginer. En tant que lieu de recherche, elle est censée contribuer à l'élaboration des savoirs, quel qu'en soit l'objet.
Le système universitaire américain, malgré ses défauts, montre à cet égard la capacité des chercheurs à investir certains domaines d'étude sans pour autant les désamorcer, les délester de leur éventuelle dimension subversive ainsi qu'à jeter un regard lui-même nouveau sur des sujets qui ne le sont plus. Tout récemment encore, Gregory J. Snyder, sociologue au Baruch College, se voyait ouvrir les colonnes du New York Times à l'occasion de sa nouvelle étude sur la pratique du graffiti...
Parce qu'il nous semble évident qu'une culture a besoin pour se développer et pour s'enrichir d'être étudiée, analysée, dévoilée, comprise et que, par ailleurs, l'université (et ses disciplines que sont par exemple la philosophie, l'esthétique, la sociologie, l'histoire de l'art, l'urbanisme, l'anthropologie, l'architecture...) possède des outils conceptuels susceptibles de participer à cette connaissance, Some Cool Stuff s'enrichit aujourd'hui d'une nouvelle rubrique - "Studies" - dans laquelle la parole sera donnée aux chercheurs désireux d'analyser les champs d'investigations qui nous sont chers : subculture, street-culture, pop culture... L'université n'ayant par ailleurs pas le monopole de la réflexion, il va sans dire que la dite rubrique (que vous retrouverez, avec les autres libellés, dans la marge droite de cette page) sera ouverte à toutes les bonnes volontés - artistes, amateurs d'art, critiques, détracteurs, etc - désireuses d'enrichir le débat autour des processus créatifs que nous avons pour coutume de traiter ici.
Pour ceux que cela chagrine de voir leur chère pratique du "street art" prise au sérieux et désenclavée, qu'ils passent leur chemin s'ils n'avaient pas encore compris que ce site ne leur est pas destiné. Quant aux autres, "Studies" ouvrira ses portes dès demain avec la publication d'un premier article.
Ainsi toutes les formes de subculture (musique, arts plastiques, littératures parallèles ou dites "de genre", conduites sociales, etc.) sont généralement exclues de ses champs d'investigation... tout au moins jusqu'à ce qu'elles finissent par être digérées par la culture dominante. Ce constat est si vrai que le plus souvent université et intelligentsia sont considérées comme étant plus ou moins directement responsables de ce phénomène de digestion que l'on peut tout aussi bien percevoir comme une forme de récupération et donc de dénaturation.
Pourtant, l'université n'est pas nécessairement cette chienne de garde, cette machine à normaliser et à désamorcer que l'on s'accorde généralement à imaginer. En tant que lieu de recherche, elle est censée contribuer à l'élaboration des savoirs, quel qu'en soit l'objet.
Le système universitaire américain, malgré ses défauts, montre à cet égard la capacité des chercheurs à investir certains domaines d'étude sans pour autant les désamorcer, les délester de leur éventuelle dimension subversive ainsi qu'à jeter un regard lui-même nouveau sur des sujets qui ne le sont plus. Tout récemment encore, Gregory J. Snyder, sociologue au Baruch College, se voyait ouvrir les colonnes du New York Times à l'occasion de sa nouvelle étude sur la pratique du graffiti...
Parce qu'il nous semble évident qu'une culture a besoin pour se développer et pour s'enrichir d'être étudiée, analysée, dévoilée, comprise et que, par ailleurs, l'université (et ses disciplines que sont par exemple la philosophie, l'esthétique, la sociologie, l'histoire de l'art, l'urbanisme, l'anthropologie, l'architecture...) possède des outils conceptuels susceptibles de participer à cette connaissance, Some Cool Stuff s'enrichit aujourd'hui d'une nouvelle rubrique - "Studies" - dans laquelle la parole sera donnée aux chercheurs désireux d'analyser les champs d'investigations qui nous sont chers : subculture, street-culture, pop culture... L'université n'ayant par ailleurs pas le monopole de la réflexion, il va sans dire que la dite rubrique (que vous retrouverez, avec les autres libellés, dans la marge droite de cette page) sera ouverte à toutes les bonnes volontés - artistes, amateurs d'art, critiques, détracteurs, etc - désireuses d'enrichir le débat autour des processus créatifs que nous avons pour coutume de traiter ici.
Pour ceux que cela chagrine de voir leur chère pratique du "street art" prise au sérieux et désenclavée, qu'ils passent leur chemin s'ils n'avaient pas encore compris que ce site ne leur est pas destiné. Quant aux autres, "Studies" ouvrira ses portes dès demain avec la publication d'un premier article.

Je trouvais que cela manquait un peu sur ton site que je lis chaque jours... bravo Foetus!! très belle initiative
RépondreSupprimer