
Ca faisait un petit moment que la rumeur courrait et que l'on attendait ça avec impatience (voir là et là). Cette fois la nouvelle est tombée sous la forme d'un communiqué de presse et est donc on ne peut plus officielle : les éditions Ankama et leur Label 619 s'apprêtent à commercialiser Juxtapoz Remix # 01, soit une compilation, en français dans le texte, des plus belles pages du magazine culte Juxtapoz créé en 1994 par Robert Williams.
Le volume de 216 pages arrivera sur les rayonnages des librairies le 16 avril prochain. Au sommaire : Mark Ryden, Mark Gonzales, Ryan Mc Ginley, Gary Baseman, Usugrow et une trentaine d'autres artistes du même gabari.
Pour patienter jusque là et pour en apprendre un peu plus sur ce projet éditorial que l'on peut d'ores et déjà considérer comme étant un des plus importants, en matière de street-culture, de l'année 2009, Some Cool Stuff vous propose un entretien avec Frédéric Claquin (de Plan9 Entertainment), directeur de collection pour Juxtapoz Remix # 01.
Pour patienter jusque là et pour en apprendre un peu plus sur ce projet éditorial que l'on peut d'ores et déjà considérer comme étant un des plus importants, en matière de street-culture, de l'année 2009, Some Cool Stuff vous propose un entretien avec Frédéric Claquin (de Plan9 Entertainment), directeur de collection pour Juxtapoz Remix # 01.
"Remix # 1", cela veut dire que ça va devenir un rendez-vous régulier ?
Oui, l’idée est effectivement d’avoir un rendez-vous régulier avec cette collection dont la périodicité restera à définir. Il y a suffisamment de contenus disponibles pour faire jusqu’à deux volumes par an, même en pratiquant une sélection drastique.
Il fut un temps où une information circulait selon laquelle une édition française de Juxtapoz en kiosque allait voir le jour. Est-ce que la sortie de Remix # 1 signifie que l'on peut faire une croix sur cette perspective ?Oui, l’éditeur français en question c’était moi ! Je voulais proposer Juxtapoz en France de la même manière que ce que nous faisons pour Thrasher Magazine avec Surf Session, à savoir une version « française » de Juxtapoz avec en partie du contenu provenant des US et en partie de contenu qui aurait été créé localement. Or nous nous sommes heurtés à plusieurs problèmes : déjà le modèle économique de la presse qui est actuellement compliqué, ainsi que le coté « multi thématique » de Juxtapoz qui peut parler de peinture, de photos, de tatouages, etc. En France les annonceurs aiment bien les médias qui rentrent dans une case et une seule, de la même manière qu’il y a des déjà de très bons magazines pointus sur ces segments précis (graffiti, tatouage…). Donc nous avons eu quelques difficultés à imposer le titre auprès des annonceurs ou régies. Mais avec le recul, je pense que c’est un mal pour un bien car autant le format magazine se prête très bien à Thrasher, autant, vu la qualité du contenu de Juxtapoz, le fait de s’orienter sur un table book est bien plus intéressant, y compris pour les lecteurs, mais aussi plus logique quelque part. Ce livre c’est avant tout un bel objet.
Concernant l’avenir, si ce premier volume trouve son public l’idée est de continuer sur cette lancée d’autant que le traitement est beaucoup plus qualitatif ainsi. Maintenant, l’idée de proposer une version magazine localisée de Juxtapoz n’est pas morte, il faut juste se laisser du temps. Quand Thrahser a été lancé, la marque existait sur le marché skate depuis 20 ans, elle était installée, c’était une référence. Juxtapoz est encore plus jeune de ce point de vue là.
Comment a été faite la sélection des artistes figurants dans ce premier volume ? Le choix opéré entre les artistes et leurs oeuvres a-t-il été fait selon des critères franco-français ? Je veux dire par là : avez vous choisi à dessein des artistes ayant déjà une certaine reconnaissance en France ?Nous avons eu carte blanche pour la sélection que j’ai réalisée avec Run. Il est clair que pour un premier volume nous nous sommes orientés sur des noms connus, c’était notre premier critère. Ensuite, il est certain que, par goût personnel, nous avons aussi, de fait, mis de coté certains artistes plus pointus ou plus barrés. L’idée avec ce premier tome est de réunir différents publics, aussi bien des gens à fond dans la mouvance street art que des gens qui s’y intéressent sans pour autant être H24 sur le sujet. C’est aussi ça installer une marque, c’est s’ouvrir à un public plus large, lui faire découvrir des choses, sans mettre de coté l’image et les valeurs de Juxtapoz.
Dans quelle mesure la rédaction de Juxtapoz a-t-elle été, ou s'est-elle, impliquée dans cette édition française ?Travaillant depuis plus de 4 ans maintenant sur Thrasher Magazine, nous avons eu carte blanche sur le projet et une confiance totale de la part de High Speed Productions (éditeur de Thrasher Magazine, Juxtapoz et Slap) quant aux choix que nous avons faits (sélection, format du livre, etc.). Il y a juste eu un input de leur part au moment de la validation du produit final, par rapport à des broutilles (la mise en page par exemple), mais sans pour autant qu’on nous impose quoi que ce soit. C’est très important et gratifiant aussi de pouvoir travailler dans ces conditions mais c’est aussi normal puisqu’une relation de confiance s’est instaurée depuis longtemps.
Remix # 1 comprendra des interview en plus des port-folios des artistes. Ces entretiens ont-ils été menés spécifiquement à l’occasion de la sortie du livre où est-ce qu’il s’agit de traductions d’interviews parues dans le mensuel Juxtapoz ?Nous avons fait le choix de garder les interviews et articles parus dans le magazine pour garder le ton Juxtapoz. Si nous avions pris le parti de refaire les différentes interviews,nous n’aurions pas forcément eu besoin ou peut-être pas eu envie de labéliser ce table book Juxtapoz. De la même manière que ce qui caractérise Thrasher Magazine, Juxtapoz c’est un ton, une mise en page, un style et une ligne éditoriale forte. C’est un tout et on a gardé ce tout pour être le plus authentique possible.
Vous avez fait le choix d’un format à l’italienne qui ne respecte pas celui du magazine. Pourquoi ?C’est un choix qui nous été proposé par Marine Barreyre, la responsable de la fabrication chez Ankama Editions, afin de proposer les visuels en pleine page, plutôt que sur des doubles pages comme dans la version magazine. En plus d’être plus qualitatif, cela rend aussi ce table book original. Je trouve que l’idée est excellente et cela a bien plu aussi chez High Speed Productions.

c est une bonne nouvelle ça
RépondreSupprimerbeau livre,
RépondreSupprimerbeau projet.
On peut regretter le 'simple' copier coller traduit sans apporter de news fraiches, mais ça doit faire partie du cahier des charges.
c'est vrai que de petits encadrés relatant vite fait ce que l'artiste a fait de notoire depuis la publication originale de l'article (dont certains datent quand même de plusieurs années) n'aurait pas fait de mal. mais ce n'est qu'un premier tome, la formule peut aller en se bonifiant !
RépondreSupprimerle n°2 débarque ...
RépondreSupprimeroui, dès que je trouve 5 minutes je le chronique
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