
Nous vivons décidément une période de reconnaissance hexagonale grand public pour Obey aka Shepard Fairey. Alors que Beaux Arts Magazine lui consacre sa couverture, l'UMP le récupère. Il est des hommages qui font plus plaisir que d'autres...
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît" faisait dire Audiard à je ne sais plus quel personnage de ses Tontons Flingueurs. Et là il faut bien admettre que la bande à Sarkozy lance le ballon un peu loin.
L'UMP (où je ne sais lequel des groupuscules extrémistes qui gravitent autour) n'a en effet rien trouvé de mieux à faire que de reprendre à son compte la désormais célébrissime affiche conçue par Obey dans le cadre de la campagne présidentielle de Barack Obama.
On retrouve ainsi sur ces nouvelles affiches qui sont en train de fleurir ça et là aussi bien la charte graphique inventée par Obey (mais appliquée cette fois au portrait de Sarkozy) que le fameux slogan "Yes we can".

Ce slogan, que l'on pouvait jusqu'alors interpréter comme "oui nous pouvons élire un président métisse à la tête de la première puissance mondiale", "oui nous pouvons arrêter l'occupation en Irak", "oui nous pouvons rétablir un système de santé digne de ce nom", sera-t-il maintenant perçu comme renvoyant à un champ des possibles beaucoup moins réjouissant du type "oui nous pouvons renvoyer les étrangers par charters entiers en toute impunité", "oui nous pouvons travailler plus pour gagner assurément moins", "oui nous pouvons détruire la sécurité sociale" ?
Je l'ignore. Tout comme j'ignore comment Obey percevrait cette récupération de son travail au profit de la droite ultralibérale française s'il en était averti. Le fameux espoir ("Hope" était un autre des mots d'ordre appliqué sur l'affiche d'Obama) que l'affiche d'Obey avait participé à faire naître aux Etats-Unis se transforme, par chez nous, en un grand dégoût. Le dégoût que l'on ressent à observer un leader politique cynique au point de détourner à son profit une image qui disait fondamentalement le contraire de ce qu'elle dit aujourd'hui, maintenant que sa tronche remplace celle d'Obama ; cynique aussi au point de faire apposer ses affiches sur les panneaux électoraux réservés aux élections prud'hommales qui se déroulent actuellement... Que les travailleurs ne s'occupent pas de défendre leurs droits, je me charge de les faire disparaitre !
Puisqu'il est décidément des hommages qui font plus plaisir que d'autres, concluons sur cette jolie couverture de Beaux Arts Magazine qui, même si elle vide quelque peu le travail de Fairey de sa substance, ne lui fait cependant pas dire le contraire de ce pour quoi il a été réalisé.

L'UMP (où je ne sais lequel des groupuscules extrémistes qui gravitent autour) n'a en effet rien trouvé de mieux à faire que de reprendre à son compte la désormais célébrissime affiche conçue par Obey dans le cadre de la campagne présidentielle de Barack Obama.
On retrouve ainsi sur ces nouvelles affiches qui sont en train de fleurir ça et là aussi bien la charte graphique inventée par Obey (mais appliquée cette fois au portrait de Sarkozy) que le fameux slogan "Yes we can".

Ce slogan, que l'on pouvait jusqu'alors interpréter comme "oui nous pouvons élire un président métisse à la tête de la première puissance mondiale", "oui nous pouvons arrêter l'occupation en Irak", "oui nous pouvons rétablir un système de santé digne de ce nom", sera-t-il maintenant perçu comme renvoyant à un champ des possibles beaucoup moins réjouissant du type "oui nous pouvons renvoyer les étrangers par charters entiers en toute impunité", "oui nous pouvons travailler plus pour gagner assurément moins", "oui nous pouvons détruire la sécurité sociale" ?
Je l'ignore. Tout comme j'ignore comment Obey percevrait cette récupération de son travail au profit de la droite ultralibérale française s'il en était averti. Le fameux espoir ("Hope" était un autre des mots d'ordre appliqué sur l'affiche d'Obama) que l'affiche d'Obey avait participé à faire naître aux Etats-Unis se transforme, par chez nous, en un grand dégoût. Le dégoût que l'on ressent à observer un leader politique cynique au point de détourner à son profit une image qui disait fondamentalement le contraire de ce qu'elle dit aujourd'hui, maintenant que sa tronche remplace celle d'Obama ; cynique aussi au point de faire apposer ses affiches sur les panneaux électoraux réservés aux élections prud'hommales qui se déroulent actuellement... Que les travailleurs ne s'occupent pas de défendre leurs droits, je me charge de les faire disparaitre !
Puisqu'il est décidément des hommages qui font plus plaisir que d'autres, concluons sur cette jolie couverture de Beaux Arts Magazine qui, même si elle vide quelque peu le travail de Fairey de sa substance, ne lui fait cependant pas dire le contraire de ce pour quoi il a été réalisé.


9 commentaires:
Pffffffffffffff
Dégout total !!!
Je ne pense pas que l'UMP soit derrière justement...attendons la suite avant de tirer ce genre de conclusions.
Quel genre de conclusion ? Le fait que c'est de la récup' ? A mon sens, c'est indéniable : le slogan "Faire payer les entreprises qui polluent. Yes we can" montre assez bien, je pense, qu'il s'agit d'une entreprise de communication pour Sarkozy et non d'une campagne de moquerie à l'égard de Sarkozy (comme l'énormité du procédé pourrait donner à le penser dans un premier temps).
Voici les différents slogans selon un article surle site du JDD
Politique 28/11/2008 - 17:14
Des affiches de Sarkozy "Yes, we can!"
" Des affiches représentant un portrait de Nicolas Sarkozy au-dessus de la mention "Yes, we can !", slogan de campagne du président américain élu Barack Obama, fleurissent depuis quelques jours dans Paris. Un portrait peint dans les tons bleu-blanc-rouge du président français est représenté sur chaque affiche et les mots "Yes, we can!" sont écrits en réponse à différentes questions telles que "Une énergie propre et durable en Europe ?", "Faire économiser 1000 euro/an à chaque ménage ?" ou "Créer trois millions d'emplois non délocalisables en Europe ?". Des porte-parole au siège de l'UMP et à la fédération de l'UMP de Paris ont affirmé ne pas être à l'origine de cet affichage sauvage. "
Si ces slogans sont biens ceux repris sur les affiches, cette campagne est clairement une initiative UMP et donc très sérieuse.
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/politique/200848/des-affiches-de-sarkozy-yes-we-can_168713.html?popup
Quel timing magnifique, y a pas à dire y savent y faire à l'UMP : pile au moment où le chômage est au plus haut niveau depuis 93 !!
Ca me désole, et ça mérite pas plus d'attention que ça... triste quoi.
Et après l'affichage, voici les images en ligne!!! Il y a donc une fierté à avoir fait cette opération !
ici http://www.dailymotion.com/Sarkobama/video/x7kybd_a-lassaut-des-murs-de-la-capitale_news
et là http://flickr.com/photos/32941105@N04/show/
Notez bien, que les photos sur FlickR laissent à penser qu'il s'agit d'un authentique second degré...
C'est bien francais de juger sans savoir... Mais c'est vrai peut etre l'UMP a finance la campagne de Greenpeace!
http://fr.news.yahoo.com/4/20081203/thl-france-climat-affiches-b2e59e8.html
Pourquoi "bien français" ?!?
Quoi qu'il en soit, rien à enlever à ce que j'ai écrit dans cet article : Sarkozy ou n'importe lequel de ses compagnons de route était tout à fait capable de lancer une telle campagne. Et c'est d'ailleurs bien sur cette réalité là (la communicationite aiguë de Sarkozy, son manque de scrupules, sa volonté de se donner une image "cool", son désir de récupérer un peu de l'image positive de son homologue américain...) que repose la réussite de la campagne de Greenpeace.
Si mon erreur de jugement a pu servir le propos de Greenpeace en participant involontairement à leur buzz, je n'en suis que plus heureux !
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